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Yves et Olivier,
Belgique
14 Avril 2000, journée
radieuse après deux, trois jours de neige ! Fervents de poudre et de
pentes vierges, nous décidons avec notre moniteur d'effectuer le
"pointe Pers" située au sommet du glacier du Pisaillas, à Val d'Isère.
Arrivés au sommet des remontées mécaniques vers 9 heures, débute alors
l'approche à pieds, skis sur l'épaule. Sans trace à l'horizon, notre
moniteur commence la montée, nous le suivons fidèlement séparés par une
distance de sécurité. Après une dizaine de minutes, il décide alors
d'éviter une pente paraissant trop chargée et emprunte un petit
pierrier pendant quelques mètres. A sa sortie, notre guide décide de
rechausser les skis, et à ce moment un bruit sourd retentit avec une
fracture immédiate de la pente juste en amont du guide, qui s'étendit
en largeur en progressant immédiatement vers l'aval, vers nous !
En vain, nous essayons de
résister à cette force nous entrâinant vers le bas, nous percutons
alors tous les deux notre ABS Airbag. Les ballons se gonflent et
entraînés par le poids de la neige en mouvement, nous plongeons la tête
en avant.
Survient alors un sentiment
"de brassage", un sentiment d'étouffement et surtout l'impression
d'être retenus au niveau des épaules par les sacs, les forces
naturelles nous donnant l'impression de vouloir nous attirer vers le
bas de la couche, tel un effet de "rotor". Après quelques secondes,
interminables, les appels du moniteur nous parviennent et, bonne
surprise, en remuant la tête, la couleur du ciel nous apparaît et
presque sans aide, nous émergeons.
A l'arrivée du
pisteur, quelle ne fût pas sa surprise de nous voir tous les trois
debouts, sans stress, plutôt heureux et essayant de retouver le "matos"
perdu. Que dire de plus, devons-nous notre salut au sac ? A notre avis
c'est le cas.
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